Dépendant de Google ? Quelle importance…

Depuis longtemps, je lutte. Non pas pour ne pas utiliser Google du tout, car on a tous compris que c’est incontournable. Mais avec une petite réserve (surtout au départ): ne pas être dépendant.

Car, j’envisageais 2 possibilités: la disparition de l’entreprise, et le fait que les services jusqu’ici gratuits deviennent payants.

Ai-je tort ?

La fin de Google ?

Certes, penser que Google peut disparaître aujourd’hui est quelque chose d’impensable.

Cela peut faire sourire les p’tits jeunes qui ne connaissent guère d’Internet autre chose que Facebook, Buzz, Jaiku, Google+, le moteur de recherche Google, GMail, Code Search, Google Analytics ou Youtube… Bref, sauf un intrus dans l’énumération, que des services Google. L’intrus étant Facebook bien sûr.

Ce n’est pas ma parano qui parle quand j’ai peur d’utiliser GMail comme système de mail principal. Mais simplement mes souvenirs. Car j’ai été utilisateur de Caramail (service de mail dominant en France à une époque), qui a disparu. Car j’ai été utilisateur de Lycos (moteur de recherche dominant à une époque), qui a disparu. Et j’en passe.

Bref, j’ai modestement été utilisateur de pleins de services qui ont disparus alors qu’ils étaient leader. Comme Google.

Certes, la situation financière de Google fait qu’on peut penser que Google ne va pas disparaître de sitôt. Non.

Mais, expérimentant moult services à grande échelle en version Béta, il n’est pas rare que Google arrête des services, simplement car il en lance d’autres, ou car ils ne sont pas rentables. Ainsi les annonces de Buzz (un réseau social lancé en 2010), Jaiku (un réseau social acheté en 2007), ou encore de Code Search (outil de recherche de code open source sur le web).

Être trop dépendant d’un service gratuit peut faire tout drôle le jour où il disparaît (d’un service payant aussi ceci dit).

Google payant ?

Là encore, parano… Ou pas.

Je me souvient de Xiti (système de statistiques Web très performant, leader de son marché à une époque), dont les toutes premières versions étaient totalement gratuites. Jusqu’à intégrer une offre premium payante, limitant les infos dans la version gratuite. Comme beaucoup, je me suis petit à petit déplacé vers Google Analytics (perdant au passage l’historique d’un certain nombre de stats). Xiti existe toujours, et surveille toujours certains de mes sites.

Bien sûr, si j’étais dépendant de Google gratuit, je tremblerais au jour où il passerait payant. Car il ne faut pas oublier que Google est une entreprise, qui doit gagner des sous.

Rien n’est pour autant des les tuyaux, mais imaginons le jour où Google ferait payer l’accès à GMail, disons 1 euros par mois… Pas grand chose pour nous particuliers (un peu plus dans certaines entreprises), mais quelle manne potentielle.  Et ça passerait à 2 euros l’année d’après. Puis à 3…

Atroce ?

Où s’il fallait payer pour utiliser le moteur de recherche. A chaque interrogation, 0.01 euros. Rien du tout… Puis 0.02, puis… Certains s’y sont essayés. Northern Light, de mémoire (moteur de recherche dominant à une époque…) a migré vers un système faisant payer les résultats, pour lutter contre la montée de Yahoo (autre moteur dominant à une époque). Le domaine phare www.nl.com est désormais cybersquatté, signe d’échec.

Cauchemar ?

Où s’il fallait payer pour intégrer une Google Map sur son site.

Et ben justement, pour le coup, ça devient payant. Google facturera les mille accès entre 4 et 10 dollars, en fonction de la version de l’API utilisée…

Le début de la fin ?

Bon, rassurons nous et donnons l’info complète, c’est au delà de 25000 accès/jour que la facturation entre en jeu. Et peut cependant monter à 2500 accès gratuits maximum dans certains cas, devenant payant au delà. Et propose une licence premium annuelle à 10000 dollars.

Cinq ans de gratuité, et plouf. Quand on pense que de nombreux sites sont entièrement basés sur Google Map, et non des moindres, Foursquare et ses 10 millions d’utilisateurs annoncés en fait parti. Ça fait du bruit dans Landerneau (pour les p’tits jeunes, on dirait que ça crée le buzz).

En soit, en se plaçant dans une vision d’entreprise, offrir des services payants ne me choque en rien. Surtout que les tarifs ne sont pas forcément (pour l’heure) démentiels. Et que, disons le, à titre personnel je me sens moyennement concerné.

Jusqu’au jour où nous verrons nous apparaître des systèmes de coûts sur les mails (au delà de xxx mails envoyés ou reçus, au delà de xxx interrogations du moteur ou heures de vidéos consommées).

Décidément, je ne suis pas près de glisser au tout Google. Et j’ai les mêmes angoisses concernant les autres d’ailleurs…

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