Le prix du gratuit

Attention:  cet article date du 22 mai 2008
Ce qu'il contient est peut être encore valable...
... ou complètement obsolète!

La parution d’une étude est l’occasion de se pencher sur la gratuité des réseaux sociaux et autres sites Web 2. Il semblerait que cette gratuité ne serait qu’apparente, voir contribuerait à augmenter le prix des biens de consommation courante…
Le gratuit a également un coût indirect : le temps perdu par les employés à utiliser ces réseaux pendant les heures de travail… Plus quelques dérisoires exploitations des données personnelles moyennant finance…

On parle principalement des sites YouTube, MySpace, Digg, et autres Facebook…

Selon cette étude menée par Xavier Wauthy, membre de l’Institut de recherches économiques et sociales de l’UCL (Université Catholique de Louvain, Belgique) et  professeur d’économie aux facultés Saint Louis), sur ces services, la gratuité n’est qu’apparente.

D’une part parce que la gratuité est financée par la publicité, les annonceurs devant donc se rémunérer en retour. Et comment le faire, sinon par l’augmentation des prix des biens qu’ils vendent ?

D’autre part, l’internaute cède des informations personnelles (beaucoup, d’ailleurs, sur ce genre de réseau). Or, on le sait, ces informations ont normalement, un prix. Qui échappe à l’Internaute – on peut donc parler de manque à gagner pour ce dernier…

Si la chose parait évidente, le fait qu’un économiste distingué la formalise…

Au delà de l’étude

Par ailleurs, le coût réel devrait aussi se chercher dans le temps passé, le temps perdu par les salariés des entreprises sur ces réseaux – sur leur lieu de travail, donc temps non productif, donc couteux. Et ce n’est pas moi, non-économiste, qui le dit, mais d’autres études encore… On parle (selon Peninsula) de 233 millions d’heures par mois perdues par des employés qui utilisent sur ces réseaux…

Par ailleurs, les réseaux en question affolent un peu notre CNIL qui estime que leurs gestions des données personnelles pose problème. De fait, avec plus de 70 millions de profils revendiqués, Facebook a de la mémoire : même si vous supprimez votre compte, vos données y seraient conservées – et donc exploitées commercialement

Comment ça, rien de nouveau ?

Liens externes

Le mirage gratuit du web 2.0
Interview (sonore) de Xavier Wauthy
La fausse gratuité des réseaux sociaux
Selon une étude publiée par l'UCL, la gratuité des réseaux sociaux comme Myspace ou Facebook n'est qu'apparente.
No free lunch sur le Web 2.0 !
Revue Regards Economiques, n°59, mai 2008.
Facebook 'costs businesses dear'
Workers who spend time on sites such as Facebook could be costing firms over £130m a day, a study has calculated.

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